Portrait de chercheur.e #1 Gaëtan Jego, biologiste

Parce que ce sont eux qui, avec vous, « font la Nuit », nous vous proposons une série de portraits de chercheur.e.s à retrouver le 29 septembre ! 

 

Ce n’est pas parce que Gaëtan aime le sang que c’est un vampire ! Il a décidé qu’il serait chercheur depuis qu’il est enfant, et s’il a de grandes dents…c’est pour mieux te soigner, mon enfant ! Gaëtan Jego est un « enquêteur des cellules », et il essaie de résoudre plusieurs énigmes.

G JEGO2017

La première concerne la « différenciation » des cellules souches en globules rouges, les cellules qui transportent l’oxygène dans notre sang. Les cellules souches sont en effet des cellules un peu particulières qui sont capable à la fois de se multiplier indéfiniment à l’identique, mais aussi de donner naissance à des cellules « différenciées », c’est-à-dire spécifique d’un tissu ou d’un organe, comme les globules rouges. C’est un peu les « mères » de toutes les cellules.

L’équipe de Gaëtan essaie de comprendre comment les cellules souches se différencient, et quelles sont les erreurs qui peuvent être à l’origine de maladies.

team G JEGO

Mais Gaëtan s’intéresse aussi au rôle que joue un type particulier de protéines, les Heat Shock Proteins (HSP), dans des conditions au cours différenciation normale mais aussi dans le cancer. Les cellules cancéreuses sont très résistantes, notamment aux médicaments, et deviennent « trop » immortelles et envahissantes. Leurs alliées ? Les protéines HSP qui les (sur) protègent de la mort cellulaire – d’où leur surnom de « chaperonnes ».

En travaillant sur des lignées de cellules cancéreuses immortelles, et parmi elles les cellules HeLa, Gaëtan essaie de comprendre comment fonctionnent ces protéines HSP, et surtout comment elles peuvent être « inhibées » pour qu’un traitement anticancéreux fonctionne mieux. Et si ces expériences sont menées in vitro (en éprouvettes), les résultats intéressent beaucoup les médecins qui ont commencé à tester ces protocoles chez des patients.

Au carrefour de la vie et de la mort des cellules, Gaëtan côtoie donc l’immortalité pour le meilleur (le développement de la vie) et pour le pire (le cancer). Est-ce qu’il repousse les limites de l’impossible ? Venez lui demander le 29 septembre de 18 h à 22h30 à la Maison des Sciences de l’Homme !

      

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