Les chercheurs

Ils « sont » la Nuit ! (3) Christophe Thomazo

Christophe THOMAZO, géologue à l’Université de Bourgogne, s’intéresse à la Terre primitive et aux premières traces de vie sur terre, avec des remises en cause récentes de la chronologie de certains événements majeurs. Rencontre.

 Sur quoi travaillez-vous ?

Je m’intéresse à l’étude des cycles biogéochimiques actuels et passés. Nos travaux récents ont montré que la quantité d’oxygène dans l’océan et dans l’atmosphère terrestre influence largement les cycles biogéochimiques de l’azote, du carbone et du soufre.

On imagine qu’un géologue étudie les roches avec une approche physique et chimique. Mais vous intéressez-vous au vivant, et à son évolution ?


Pour différentes périodes de l’histoire de la Terre, nous cherchons, à mieux caractériser les impacts de fortes variations de la concentration en oxygène des océans sur ces cycles biogéochimiques. Cela permet de mieux comprendre les relations qui existent entre les cycles biogéochimiques et, en effet, de mieux saisir l’évolution de la biodiversité.

Thomazo

Les recherches géologiques sont anciennes. Quelles sont les nouvelles questions que peut se poser un géologue au XXIe siècle ?


Plus spécifiquement, nous tentons de poser de nouvelles contraintes sur des problématiques comme
 par exemple « Quand et comment l’oxygénation de la Terre a-t-elle influencé les cycles biogéochimiques du carbone, de l’azote et du soufre ? » ou encore « Comment la productivité et le cycle du carbone réagissent-ils à un manque d’oxygène en milieu océanique ? ».

 

Retrouvez l’univers scénographié de la Terre primitive et les géologues à partir de 18 heures à la Maison des Sciences de l’Homme.

Cerise sur le gâteau : l’espace « spécial enfants » !

Ils « sont » la Nuit ! (1) Marc Bardou

 Le Pr Marc BARDOU, médecin, démarre cette année un projet de recherche médicale. Il a eu l’idée de ce projet d’une manière assez insolite.

Non, on ne vous dira pas comment ! (*)

L’objectif final de son étude ?

« Diminuer les risques de complications liées à la grossesse chez les patientes en situation de précarité et leurs bébés ».

Pour cela, il tente de répondre à la question : « Est ce qu’une incitation économique permettrait à ces patientes de se rendre plus régulièrement aux consultations du suivi de grossesse ? », en formulant l’hypothèse qu’un suivi plus régulier pourrait réduire les risques pour la santé de la maman et son bébé.

L’originalité de l’étude ?

Allier la recherche médicale, qui évalue les bénéfices pour la santé, l’évaluation économique et enfin, une approche des sciences humaines (qui étudiera le ressenti des patientes tout comme des soignants).

Une première mondiale !… et un projet à suivre dans la durée, puisque l’équipe du Pr. BARDOU suivra les patientes et les bébés jusqu’à la fin de la 1e année des enfants.

 

2016_photo Marc BARDOU

(*) RETROUVEZ-LE  A LA MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME PENDANT LA NUIT DES CHERCHEURS …

ET GUETTEZ SON NOM DIMANCHE 25 SEPTEMBRE DANS L’EMISSION  « LES SAVANTURIERS » SUR FRANCE INTER !

 

 

 

 

 

 

 

C’est beau un Villani la Nuit !

villani-lyon

Cédric Villani, parrain de la Nuit Européenne des Chercheur.e.s allie l’excellence scientifique et la fantaisie jubilatoire. Et ceci n’est pas un grand écart ! Impulsée par la créativité et l’envie de partager, cette posture est celle des chercheurs qui s’engagent dans la « Nuit » : vendredi 30 septembre, ils seront présents pour conter leurs investigations, dévoiler leurs idées et échanger avec le public.
Cette année, Cédric Villani visitera la Nuit Européenne des Chercheurs de Dijon. Il participera aux animations et partagera ses idées avec le public au cours d’une rencontre intitulée C’est beau un Villani la Nuit ! à l’atheneum, centre culturel de l’uB, à 22 heures (*) !

 
Cédric Villani est actuellement directeur de l’Institut Henri Poincaré. Parmi ses nombreux prix et distinctions, il reçoit la Médaille Fields en 2010, la médaille de Chevalier de
la Légion d’honneur en 2011 ainsi que le Prix François-Mauriac 2013 de l’Académie française. Il est également Professeur des universités à l’Université Claude Bernard Lyon 1.

 
Il s’implique régulièrement dans des actions de culture scientifique au
travers de conférences, festivals, émissions., comme la conférence TEDx de Paris en 2012. En 2014, il a contribué  au lancement du ciné-club «Univers Convergents : Sciences, Fictions, Société». Il compte deux co-publications en 2015 : «Les Rêveurs lunaires» (Gallimard) et «Les coulisses de la création avec le compositeur Karol Beffa (Flammarion).

Pour lui, « la naissance d’une idée est une aventure, que l’on poursuit selon un chemin tortueux, avec des rebonds, des hauts et des bas. Les périodes de travail intenses sont faites d’illumination et de déception jusqu’au jour de l’éclosion de l’idée ».

C’est donc LE parrain rêvé pour la « Nuit » des idées !

(*) Inscription obligatoire sur place uniquement seulement, à partir de 18 h – entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Nuit Européenne des Chercheur.e.s – Dijon 2016 : et voilà le programme !

Il a mijoté tout l’été, il est à point pour la rentrée !

Le programme de la « Nuit » de Dijon se dévoile : Programme_NEDC_2016_bd2

Il réserve cette année bien des surprises. Découvrez-le sans tarder, dégustez, savourez, et… restez connectés !

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Dernière minute : les chercheurs de l’INRA seront présent dès 9 h sur le parvis de la gare SNCF !

 

Grande Expérience Participative 2015 … les premières révélations !

Lors de la précédente Nuit des Chercheurs, une expérience d’économie expérimentale à large échelle, reproduite à l’identique et au même moment dans 11 villes françaises (dont Dijon) avait été conduite. Tous les visiteurs avaient pu participer à cette expérimentation le 25 septembre 2015. Le thème ? La gestion des ressources.

C’était une première dans l’histoire de La Nuit Européenne des Chercheurs et dans l’histoire de l’économie expérimentale !

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SCOOP ! C’est aujourd’hui, presque un an après la « Nuit » 2015 et 1 mois avant la « Nuit » 2016 que les premiers résultats se dévoilent ! Retrouvez ici les premières révélations sur cette Grande Expérience Participative, dont nous vous communiquerons les prochains résultats publics dès qu’ils seront connus.

Et notez bien…la prochaine Expérience Participative aura lieu lors de la Nuit Européenne des Chercheur.e.s 2017.

En attendant, stay tuned car le programme de la « Nuit » 2016 sera très prochainement dévoilé !

 

Mars Curiosity

Prêt à embarquer pour la Planète Rouge ? Venez en visiter un coin ou un recoin en traversant le « portail interplanétaire Terre-Mars » que nous vous avons installé !

Certes, le rover (*) Curiosity nous a déjà adressé plus de 250 mille images des paysages autour de la grosse dizaine de kilomètres qu’il a parcouru dans le cratère Gale. Mais rien ne vaut d’y aller avec vos propres yeux, et en compagnie d’un guide grenoblois, spécialiste en géologie planétaire, qui vit, travaille et dort à l’heure martienne : Éric LEWIN.

Rassurez-vous, il parle couramment français : la Nuit des Chercheurs est donc l’occasion rêvée de lui demander s’il y a des preuves de la présence d’eau sur Mars, et si cette planète est habitable, cultivable ou encore …« viticultable » !

(*) véhicule disposant d’une certaine autonomie conçu pour explorer une planète

Curiosity

Curiosity (C) NASA

Les fibres optiques de Julien Fatome

Julien, physicien, a eu de nouvelles idées pour propager des ondes lumineuses dans des fibres optiques… Il nous en parle avant de nous montrer sa dernière expérience en cours, à la Nuit Européenne des Chercheurs, le 25 septembre à la Maison Des Sciences de l’Homme à Dijon.

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Julien Fatome, vu par Marc Monge pour la page Facebook des recherches de Julien Petal

Voyage au cœur de la réussite

Les enfants imaginent-ils la réussite comme les adultes ? Demandons leur !

Difficile de répondre ? Alors invitons les à dessiner !

Les mille et une facettes de la réussite dessinée par des enfants seront ainsi racontées lors de la 10e Nuit des Chercheurs. Elles mettent en lumière des visions multidimensionnelles du monde, plus ou moins proches de celles des adultes…

Ainsi, durant la « Nuit », les enfants seront invités à s’exprimer par un dessin en répondant à la question  « Pour vous, la réussite, c’est quoi ? ». Les parents et adultes, eux, répondront à cette même question par des mots ou un dessin.

Les chercheures de l’Institut de recherche sur l’éducation (IREDU) présenteront les objectifs de cette expérience ainsi que les résultats d’une précédente recherche sur le thème de la réussite autour des dessins réalisés par des élèves d’une école primaire de Côte-d’Or… à travers une histoire et un conte au pays de la réussite !

Alors embarquez-vous avec eux dans l’aventure, le 25 septembre !

 Christine Guégnard et Cathy Perret

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Clara CP     Edité par Juliette Brey-Xambeu

Interview d’Angela Sutan

angela-portraitChercheuse et professeur spécialisée en économie expérimentale, Angela Sutan est aussi responsable du LESSAC (Laboratoire d’Expérimentation en Sciences Sociales et Analyse des Comportements) à l’Ecole Supérieure de Commerce de Dijon. Originaire de Roumanie, elle nous livre ici son parcours autant passionnant que passionné, consacré aux mécanismes des comportements humains, et parle de sa nouvelle participation à la Nuit Européenne des Chercheurs.

Quel rôle allez-vous jouer lors de La Nuit Européenne des Chercheurs ? Quelle est l’originalité de cette soirée 2015 ?
Cela fait plusieurs années maintenant que je participe à La Nuit Européenne des Chercheurs, et 15 ans que je m’engage dans la vulgarisation scientifique. A chaque fois, notre équipe propose des ateliers qui permettent au public de vivre en direct une vraie expérience scientifique. Pour les expérimentalistes comme nous, La Nuit Européenne des Chercheurs offre un terrain idéal pour effectuer nos jeux et mises en situation !

La nouveauté et l’originalité de cette année, pour les 10 ans de cette manifestation, est la réalisation d’une expérience reproduite à l’identique et au même moment dans les 11 villes françaises. Ce sont les organisateurs nationaux qui ont eu l’idée de ce projet de grande envergure sur lequel nous avons candidaté. La Grande expérience est une première dans l’histoire de La Nuit Européenne des Chercheurs et dans l’histoire de l’économie expérimentale !

En quoi consiste cette soirée qui met cette année l’économie expérimentale à l’honneur ?

Au cours de la soirée du 25 septembre, nous invitons le public à participer à La Grande expérience qui a pour objet de le confronter à un dilemme et de l’amener à prendre une décision. Nous avons constaté que les individus répondent de manière plus impliquée lorsque leurs gains sont directement impactés que lorsqu’ils répondent à un questionnaire d’opinion.
C’est ce sur quoi s’appuie l’Economie expérimentale. Les mises en situation en direct sont hautement révélatrices des préférences des individus. Et dans la nuit du 25 septembre, nous déplaçons en quelques sorte, notre laboratoire sur place.

Comment et pourquoi vous êtes-vous spécialisée en Économie expérimentale ?

D’une part, j’ai toujours été passionnée par les Mathématiques dont l’Economie expérimentale fait partie, comme son nom ne l’indique pas ! D’autre part, je me suis intéressée à la psychologie et aux comportements humains. J’ai donc naturellement cherché à combiner les deux disciplines. J’ai quitté la Roumanie, dont je suis originaire, pour obtenir un master en économie et finance internationale. Puis j’ai choisi de préparer une thèse sur les anticipations croisées, processus et interaction incontournables de toute décision humaine : « j’anticipe ce que je fais, tu anticipes ce que j’anticipe, etc. ». Ces types de raisonnement existent dans toute prise de décision, et nous intéressent particulièrement en tant qu’économistes. Nous étudions les mécanismes de la prise de décision et travaillons sur la modélisation de la décision humaine. Pour cela, nous inventons en laboratoire des jeux qui reconstituent des situations réelles et simplifiées. Nous étudions les réponses des joueurs volontaires et les comparons aux réponses théoriques définies grâce à des équations mathématiques ou modèles.

Et je continue d’étudier les croyances des individus, leur raisonnement et les stratégies qu’ils élaborent pour gagner.

Qu’en est-il des perspectives de l’Économie expérimentale, des espoirs, des attentes pour accompagner notre monde en perpétuelle mutation ?

Bien que fondée dans les années 1950, l’Economie expérimentale a rencontré certaines difficultés à venir jusqu’en France. C’est aujourd’hui chose faite. En termes d’espoirs et d’attentes, elle permet de proposer des systèmes d’aide à la décision dans tous les domaines. A la différence de l’Economie traditionnelle, elle considère que l’individu n’est pas rationnel et qu’il fait des erreurs. Elle a donc pour rôle d’étudier les erreurs, non pas pour les prévenir mais pour les prendre en compte, les comprendre, les contourner. Nous, expérimentalistes, cherchons comment identifier les erreurs et les utiliser pour conduire les individus dans une meilleure direction. C’est ce que nous appelons les « coups de pouce ». Il a été constaté par exemple qu’un individu qui reçoit, sur sa facture d’électricité, sa propre consommation et celle de son voisin, va réagir en conséquence et de fait, réduire sa prochaine consommation. La comparaison aux autres est un des processus possibles pour améliorer les comportements futurs.

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Un rêve en marche

Même si tout est parti d’expériences menées sur un rat paraplégique, c’est bien l’humain qui est au cœur des préoccupations de Jean-Baptiste Mignardot.

Ce chercheur, spécialiste des propriétés neuromusculaires et biomécaniques impliquées dans le contrôle de la posture et de la marche, a commencé ses études en sciences du sport à l’Université de Bourgogne. Etudiant, encore peu convaincu par le cursus qu’il avait choisi, Jean-Baptiste Mignardot s’est retrouvé par hasard dans un amphi à écouter la thèse de Grégoire Courtine (l’homme qui a fait remarcher les rats). Un déclic ! Il entend également l’émission de vulgarisation « Le Microscope et la blouse » de Radio Dijon Campus, et les mots qu’il entend finissent de le convaincre : le STAPS peut mener à la recherche… et aider les gens. « J’ai découvert le plaisir des études, ce n’était plus une contrainte » confie le scientifique.

Jean-Baptiste Mignardot et

Jean-Baptiste Mignardot et Camille Le Goff dans leur salle d’expérience (issu de l’épisode 4 du webdocumentaire « Rewalk » retraçant l’aventure de ces chercheurs)

 

A force de travail, Jean-Baptiste Mignardot a rejoint l’équipe de Grégoire Courtine. Aujourd’hui il utilise la stimulation électrique comme outil pour réveiller des muscles et des influx nerveux. Plus qu’une aventure scientifique, il vit une expérience humaine au quotidien. L’objectif ? Améliorer la qualité de vie des personnes en fauteuil roulant ou leur permettre de remarcher. Rêve ou réalité, à vous de lui demander !

Jean-Baptiste Mignardot est chercheur à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL, Suisse), au sein de l’unité du Professeur Grégoire Courtine,

 

Nadège HUBERT

Les paroles s’envolent… les tweets restent

Que deviennent les mots qu’on envoie sur la twittosphère ? Les messages ont-ils une vie après le web ? 

Laurent Gautier, enseignant-chercheur en linguistique, a longtemps hésité entre les langues et l’histoire, mais ses bonnes notes en allemand au bac lui ont permis de trancher. En parallèle de l’enseignement, il exploite et analyse les mots et les discours.

Dans une région viticole, il s’est logiquement intéressé au langage du monde du vin, ce qui le conduit aujourd’hui à travailler avec des professionnels du secteur en France et en Europe : « Je me penche sur l’adéquation entre ce que les gens ressentent quand ils se représentent ou dégustent du vin et les mots qu’ils utilisent pour le traduire. On retrouve un vocabulaire propre à chacun. »

Laurent Gauthier

Mais cet expert des lexiques ne s’est pas limité à l’univers du vin : il s’est intéressé à de nouvelles pratiques autour du langage. Accompagné d’une équipe de chercheurs de l’ADN (Archives – Documentation – Numérisation), le linguiste a décortiqué les mots que les hommes politiques n’ont cessés de tweeter pendant les élections européennes. Et après les élus, au tour des tweets du grand public d’être passé au crible ! En s’emparant de ces données, Laurent Gautier constitue le Big Data, à découvrir pendant la 10e Nuit Européenne des Chercheurs. Il possède en effet les clés de langage pour analyser les tweets de nos hommes politiques… et expliquer comment faire le buzz en quelques mots !

Un expérience interactive vous révèlera le 25 septembre les secrets des tweets

 Faites l’expérience du buzz pendant la Nuit des Chercheurs : tous à vos tweets !     

#NuitChercheurs

                                                                                                         Nadège Hubert

La mémoire fonctionne-t-elle encore comme à l’âge de pierre ?

La mémoire adaptative : un thème rarement étudié en France. Le cerveau est-il le produit de l’évolution ? Notre mémoire a-t-elle gardé les reflexes des hommes préhistoriques ou a-t-elle suivi la voie des changements environnementaux et sociétaux ?

Aurélia Bugaiska et Patrick Bonin sont enseignant-chercheurs en psychologie cognitive. L’une travaille sur la mémoire et le vieillissement. L’autre, étudie le langage et la production des mots. Ensemble, ils souhaitent réaliser le projet de comprendre le fonctionnement de la mémoire à travers l’évolution. Cette thématique, principalement nord-américaine, est très rarement étudiée en Europe. « Nous sommes les deux seuls universitaires en France à travailler sur la mémoire adaptative », se réjouit Aurélia.

Avons-nous tous quelque chose en nous de préhistorique ? Des expériences devraient révéler beaucoup de surprises. Expériences dont vous pourrez faire partie lors de la Nuit Européenne des Chercheurs. Patrick et Aurélia vous expliqueront leur démarche et les résultats obtenus participeront à faire avancer la théorie !

Aurélia Bugaiska, Maître de conférences, LEAD (uB-CNRS)

Patrick Bonin, Professeur, LEAD (uB-CNRS)

aurelia-Patrick-Prehistoriques@Pola(20140708160425)

Quand la musique fait swinguer les neurones

 

rollingstingqiartet«The Rolling String Quartet » : Steve Duong et J.-Christophe Haller, violons, Christophe Farrugia, Alto, E. Bigand, Violoncelle.

Une expérience à vivre à 21h et à 21h30, dans l’amphithéâtre de la Maison des Sciences de l’Homme.

Le cerveau est un mélomane et un musicien, un vrai virtuose, qui entretient avec la musique des liens réciproques très étroits. Outre son effet hédonique et puissamment mobilisateur émotionnel, la musique facilite l’apprentissage de la lecture et la concentration chez l’enfant, stimule les fonctions cognitives et possède un effet thérapeutique dans plusieurs pathologies neurologiques. Écouter ou pratiquer la musique peut renforcer la coordination motrice chez le patient parkinsonien, améliorer la récupération chez l’aphasique après accident vasculaire cérébral, ou solliciter les dernières capacités mnésiques chez le patient Alzheimer. Emmanuel Bigand et ses collègues expliqueront comment les neurosciences cognitives analysent ce pouvoir, et nous donneront quelques exemples sonores de ce pouvoir stimulant avec le quatuor à cordes « The Rolling String Quartet » qui revisite les grands tubes du répertoire Rock Pop des années 60 à nos jours.

Animé par E Bigand (Pr. de psychologie cognitive, Directeur du lEAD CNRS, membre sénior de l’Institut Universitaire de France), et le quatuor « The Rolling String Quartet » : Steve Duong et J.-Christophe Haller, violons, Christophe Farrugia, Alto, E. Bigand, Violoncelle.

Un parcours expérimental dont vous êtes le héros

angela-ndc2013©VincentArbelet

Comment prenez-vous vos décisions ? Etes-vous sûrs de connaitre vos préférences ? Etes-vous manipulable ? Anticipez-vous les réactions des autres ?

Pour la première fois une équipe de chercheurs de trois laboratoires dijonnais (le LESSAC – Laboratoire d’Expérimentation en Sciences Sociales et Analyse des Comportements, le LEDI – Laboratoire d’Economie de Dijon, le CSGA – Centre de Sciences du Gout et de l’Alimentation) s’est réunie pour vous concocter une série d’expériences uniques.

À travers des jeux et différentes mises en situations, vous cheminerez d’une expérience à l’autre et surtout, de surprise en surprise. Les chercheurs vous révèleront le processus de prise de décision individuelle et en interaction avec vos semblables.

Les chercheurs :

  • Angela Sutan, Professeur Associé, LESSAC, ESC Dijon
  • Sylvain Max, Professeur Associé, LESSAC, ESC Dijon
  • Coralie Biguzzi, Chargée de Recherche, LESSAC, ESC Dijon
  • Emilie Ginon, Professeur Associé, LESSAC, ESC Dijon
  • Jéremy Celse,  Professeur Associé, LESSAC, ESC Dijon
  • Sylvain Max,  Professeur Associé, LESSAC, ESC Dijon
  • Guillermo Mateu,  Professeur Associé, LESSAC, ESC Dijon
  • Mihaela Bonescu,  Professeur Associé, LESSAC, ESC Dijon
  • Joelle Brouard, Professeur, ESC Dijon
  • Alexandrine Bornier, Professeur, ESC Dijon
  • Peguy Ndondjang, Doctorant, CEPS, Luxembourg
  • Matthieu Bunel, MCF, LEDI, UB
  • Aurore Pellissier, Post-Doc, LEDI, UB
  • Denis Gilles Claude, MCF, LEDI, UB
  • Dominique Valentin, Professeur, CSGA

Les sons vus par le cerveau

Maxime Ambard* est équipé d’un système de substitution sensorielle. Lorsqu’une tache lumineuse entre dans le champ de vision de la caméra intégrée à sa paire de lunette, elle est transformée en un son en temps réel. Il est ainsi possible de localiser la tache lumineuse dans l’espace, sans la voir.

 

 

Entrez dans un monde où vos oreilles remplaceront vos yeux. Comment le cerveau analyse-t-il les sons afin de construire une représentation mentale de notre environnement extérieur ? Sur la base de ces mécanismes physiques et cognitifs, pourrait-on construire un système sonore portable pour l’aide à la locomotion des personnes non voyantes ?

Maxime Ambard, enseignant à l’IUT d’informatique de Dijon et chercheur au laboratoire d’études de l’apprentissage et du développement, vous propose d’apprendre à associer l’espace et le son par l’intermédiaire de plusieurs expériences ludiques de psychophysique.

Testez vos capacités de mémoire auditive dans un jeu informatique de ciblage sonore. Maxime Ambard vous parlera de ses recherches, vous expliquera ce que l’on connaît de la perception sonore de l’espace et répondra à toutes vos questions. Ouvrez grand vos oreilles le 26 septembre !

 

*Maxime Ambard, Maître de Conférences, LEAD, Université de Bourgogne.

L’expérience du combat antifasciste : des Brigades Internationales à la Résistance

Remontons le temps jusqu’en 1936. Le général Franco prend le contrôle de l’Espagne avec l’appui des fascistes italiens et des nazis. Le Komintern (contraction russe d’Internationale Communiste) appelle alors tous les volontaires à venir combattre aux côtés des républicains espagnols dans le cadre de la défense du Front populaire et de la ligne antifasciste définie à son VIIe Congrès en 1935.
Ils ont plutôt 30 ans, sont souvent pères de famille, en général syndiqués et n’ont jamais tenu une arme pour la plupart. Pourtant, animés par un idéal antifasciste, ces civils venus du monde entier (Canada, Australie, Afrique, France…) vont constituer les « brigades internationales » et apprendre la lutte armée en Espagne. Sur place, le dépaysement sera total : découvrir un nouveau pays, apprendre la guérilla, combattre avec des compagnons aux nationalités multiples, être confronté à l’horreur, jusqu’à connaître le traumatisme de la défaite. En 1938, les brigades internationales seront rapatriées. L’adieu à l’Espagne restera en chacun d’eux comme une plaie ouverte. Mais quelques années plus tard, une grande majorité de ces brigadistes réinvestira ce savoir-faire militaire en devenant résistant entre 1940 et 1944 ainsi que de nombreux Espagnols qui ont fuit la dictature et trouvé refuge en France.
En se plongeant dans les archives du Komintern et autres fonds français, à travers biographies, photographies, microfilms, registres… les acteurs du projet PAPRIK@2F*, redessinent le parcours et donnent un visage à ces militants disparus. Leur ambition ? Mieux connaître le phénomène communiste en France et à l’international grâce à l’indexation de différents fonds d’archives.
Pour mieux comprendre l’expérience du combat antifasciste, rencontrez l’équipe de PAPRIK@2F lors de la Nuit Européenne des Chercheurs à Dijon :

paprika-4juillet2014 (c) aurélie gonet@Pola(20140710104012)

Jean VIGREUX, professeur d’histoire contemporaine, responsable scientifique du projet PAPRIK@2F, Aurelia VASILE, chargée de projet et Victor LAGARDE, archiviste.

* PAPRIK@2F : Portail d’Archives Politiques de Recherches d’Indexation du Komintern et des Fonds Français. Ce nouvel outil en ligne indexera différents fonds d’archives éclatés dans le monde entier pour en centraliser les résultats. Une simple recherche offrira une cartographie des archives sur le sujet et pourra faire naître à l’esprit de nouveaux sujets de recherche. Pour les particuliers dont les aïeux ont combattu en Espagne, PAPRIK@2F est une source pertinente pour les recherches. Ce projet est financé par l’Agence Nationale de la Recherche et porté à Dijon.

 

En savoir plus et suivre l’actu de PAPRIK@2F :

registre maquis Camille extrait@Pola(20140710103603)

Et si on défiait les enfants au Memory !

Les scientifiques ont remarqué que les enfants de 6-7 ans mémorisent moins bien les images que les adultes. Qu’ils se souviennent moins bien des lieux aussi… Et pourtant, paradoxe ! Ils défient les parents au Memory, jeu de mémoire visuel et spatial. Comment est-ce possible ? Les enfants ont-ils des « trucs » ? Pour le savoir, venez rencontrer Bob French, chercheur, lors de la prochaine Nuit Européenne des Chercheurs.

Mais d’où peut bien venir cette idée de surprenante recherche ? « Un jour, je rentrais de mon travail, mon fils de 6 ans m’a invité à jouer avec lui au jeu de Memory. J’ai perdu… Je me suis dit que j’étais fatigué ou pas concentré ! Mais cet échec se reproduisait à chaque fois ! Il me fallait comprendre pourquoi ». Robert French, dit Bob, est chercheur en modélisation informatique de comportement. Il tente de comprendre comment fonctionne notre cerveau et plus justement notre mémoire, pour établir des modèles.

Objectifs : comprendre les mécanismes de notre mémoire par le biais de réseaux de neurones artificiels.

Robert French, Directeur de Recherches, LEAD (uB-CNRS)

pierre-karine-memo2@Pola(20140709083356)

 

La mycorhize : une alternative aux engrais, testée sous notre TRAM

Depuis la fenêtre de son bureau, le biologiste surveille. Son expérience se situe sur les rails du tramway. Son matériel ? Une pelleteuse et plusieurs petites mains. Daniel Wipf, physiologiste et biologiste végétal à l’uB, étudie des champignons présents dans la terre depuis des millions d’années.

La mycorhize est un organisme naissant de la rencontre entre un champignon et une racine. Vieux de 450 millions d’années, les vertus environnementales de ce micro-organisme n’avaient jusqu’alors jamais été mises à l’épreuve dans le cadre urbain. Elles le sont, à Dijon, entre les rails de notre TRAM !

Les études sur les mycorhizes portent essentiellement sur trois objectifs : réduire la fréquence d’arrosage, réduire la fréquence de tonte et obtenir un gazon plus résistant sans utiliser d’engrais. D’autres villes équipées de tramways soulèvent également cette problématique. Les résultats de l’expérience dijonnaise sont très attendus et devraient être utiles sur le plan national.

À la Nuit des Chercheurs, sur un terrain miniature, vous observerez des cultures de champignons. Daniel Wipf, vous révèlera tous les secrets et bienfaits de la mycorhize si peu connue du grand public et pourtant présente tout autour de nous.

Wipf-tram@Pola(20140708145833)Wipf@Pola(20140709082006)