Objectif : planète Mars

Aller-retour vers la planète rouge avec un mois d’escale : 520 jours. La préparation de ce futur voyage nécessite une extrême minutie. Nourriture, eau, énergie, recyclage des déchets…tout doit être pris en compte car impossible de faire demi-tour ! Cependant le facteur le plus difficile à prévoir, dans des conditions extrêmes de vie et de stress, reste le comportement humain.
Dans le cadre d’un programme intitulé « Mars 500 », un test grandeur nature a débuté fin mars 2009. Il s’agit d’un voyage immobile, dans un simulacre de station spatiale, au cœur de la Russie, qui va durer 105 jours. Pendant cette période une équipe de 6 six personnes est confrontée aux conditions du réel. C’est l’occasion pour l’équipe du laboratoire SPMS (Socio-Psychologie et de Management du Sport) de l’Université de Bourgogne de mieux comprendre l’adaptation psychologique de l’équipage à une telle situation et d’étudier les répercussions possibles sur la mission. Même si l’objectif, la planète Mars, reste difficile à simuler, il est important d’étudier les réactions psychologiques de l’équipage face à des conditions spécifiques : enfermement, éloignement, etc. Pensons par exemple, qu’un message provenant du vaisseau mettra environ vingt minutes pour arriver sur Terre, soit 40 minutes avant de recevoir une réponse… Mieux vaut être bien préparé et éviter les incompréhensions.

Karine Weiss en Antarctique pour une étude sur les équipages en conditions extrêmes

Karine Weiss en Antarctique pour une étude sur les équipages en conditions extrêmes

Dans un espace confiné, Karine Weiss, chercheuse en psychologie, expliquera par quels moyens elle étudie le comportement de l’équipage, comment les communications vaisseau-Terre seront-elles gérées et en quoi sa recherche pourra être utile pour la future mission.

Le corps monstrueux

Au cours du 19ème siècle, de nombreux spectacles ont mis en scène le corps monstrueux. Siamois, femmes à barbe, hirsutes… furent exhibés à l’occasion de foires et autres événements de distractions populaires.
La monstruosité met à mal certains de nos repères (distinction homme-femme, homme-animal notamment) et remet en cause les limites de l’espèce humaine, de ce qui en fait partie ou pas. Le regard de la société sur les personnes physiquement différentes a-t-il changé depuis le 18ème siècle ? Le rapport à la différence a-t-il évolué ? Quel regard porte-t-on sur les malformations du corps aujourd’hui ?

philosophe

Pierre Ancet au Museum de Dijon

Pierre Ancet, philosophe, spécialiste de ces questions, montrera comment un philosophe peut prendre une place concrète dans la société, organisant et éclairant des débats autour de la bioéthique et du handicap, par exemple.

Pierre Ancet est maître de conférences au Centre Georges Chevrier (UMR 5605 Université de Bourgogne/CNRS)

Voir le site perso de Pierre Ancet

L’évolution d’une espèce invasive

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Les invasions biologiques représentent l’une des plus grandes menaces pour la biodiversité. De fait, ces introductions (volontaires ou non) par l’homme, d’une espèce hors de son aire de répartition naturelle, font l’objet d’une attention particulière. Elles fournissent également aux biologistes de l’Évolution une occasion pour mieux comprendre le processus d’adaptation et d’apparition des différences entre les populations et les espèces.

Le tilapia du Mozambique est l’un des poissons d’eau douce qui a été le plus largement répandu à la surface du globe au cours des dernières décennies. (On a même appelé le tilapia : « poulet d’eau douce » tant il peut servir à l’aquaculture). Cette espèce est invasive. Non seulement, elle modifie les écosystèmes dans lesquels elle a été introduite (parfois de façon profonde), mais elle subit aussi des modifications. Ce qui intéresse particulièrement les scientifiques, c’est la rapidité (quelques décennies seulement) à laquelle s’opèrent les modifications de cette espèce de poisson. Cette rapidité permet d’étudier l’évolution morphologique et génétique d’une espèce à une échelle tout à fait dérisoire par comparaison à l’histoire de la vie. Comment en quelques années et au sein d’environnements différents, les populations d’origine ont-elles pu évoluer ?

Coup de théâtre : les chercheurs se sont récemment rendus compte que l’espèce « tilapia du Mozambique » était elle-même menacée sur son aire d’origine. Elle s’est hybridée avec une autre espèce proche, invasive elle aussi : le tilapia du Nil.

Paul Alibert et Cyril Firmat (qui revient du Mozambique) vous proposeront de partager leurs observations et leurs expertises en cours sur l’évolution de cette espèce invasive…

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Paul Alibert est Maître de conférences et Cyril Firmat est doctorant, au laboratoire Biogéosciences de Dijon.


Pourquoi le sexe ?

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La reproduction sexuée est un phénomène très fréquent chez les êtres vivants… Au point que, communément, on n’envisage pas la reproduction autrement. Pourtant, ce phénomène pose quelques sérieux problèmes aux biologistes spécialisés dans l’étude de l’évolution. Cette façon de se reproduire est beaucoup plus coûteuse que la simple multiplication à l’identique. En effet, chaque individu ne transmet que la moitié de son patrimoine génétique à sa descendance. Alors qu’avec une reproduction asexuée (comme le clonage), tout est transmis et il n’est pas nécessaire d’avoir des mâles et des femelles.

Et pourtant, au cours de la longue histoire de l’évolution des espèces, la reproduction sexuée a pu se maintenir et rencontrer un fort succès.

Pourquoi ?

Thierry Rigaud et Bob French vous proposent de le découvrir, vidéos, animations issues de modèles mathématiques (eh oui !), ou encore fascinants récits de recherches à l’appui.

Thierry Rigaud est directeur de recherches au CNRS, responsable de l’équipe Écologie Évolutive du laboratoire Biogéosciences de Dijon.

Robert French est aussi directeur de recherches au CNRS, au sein du laboratoire LEAD (Laboratoire d’Étude sur l’Apprentissage et le Développement) de Dijon.

La collection particulaire du professeur Troublé

Cliqueti, cliqueta. Mais quel est donc cette chose étrange ? Un Grand Duc ? … ? Un Hargnuk ?
Entrez dans un univers aux silhouettes étranges. Il paraît qu’on le nomme : l’Ossuaire dégingandé.
Animation ou démonstration ? Qu’elle est la limite entre squelette réel et chimère du professeur ?
Décrié de son temps pour ses théories évolutionnistes farfelues, il se révèle être un ingénieux mécanimaliste.

L’ossuaire dégingandé : la collection du Professeur Troublé*, à découvrir lors de la Nuit des Chercheurs…

*: cie Cendres la Rouge – production : Métallu à Chahuter